New York, 25 mars 2026 — Intervenant au Conseil de sécurité des Nations Unies à l’occasion de sa 10124e séance, consacrée à la situation en Ukraine, la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde préoccupation face à la poursuite des hostilités et à leurs conséquences dramatiques sur les populations civiles.

Dans sa déclaration, la RDC a remercié Mme Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, ainsi que M. Tom Fletcher, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, pour leurs exposés, tout en saluant également la présence du Secrétaire d’État adjoint des États-Unis d’Amérique, M. Christopher Landau.

La délégation congolaise a souligné que la dégradation persistante de la situation humanitaire rappelle que, derrière les dynamiques du conflit, se trouvent avant tout des vies humaines, des familles et des communautés entières plongées dans la souffrance. Elle a insisté sur l’impératif de mettre un terme aux hostilités et de veiller au respect strict de tout engagement en faveur d’un cessez-le-feu, estimant qu’une cessation effective des combats demeure la seule voie permettant de réduire durablement les souffrances des civils et d’éviter une aggravation de la crise humanitaire.

Tout en relevant l’absence d’améliorations concrètes sur le terrain, la République démocratique du Congo a noté avec intérêt les signaux encourageants observés à la mi-février en faveur d’une reprise des efforts diplomatiques. Elle a, à cet égard, exhorté toutes les parties à privilégier résolument la voie du dialogue et à redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le-feu effectif, durable et crédible.

La RDC a également rappelé que le respect du droit international humanitaire et la protection des civils doivent demeurer des priorités constantes en période de conflit. Elle a mis en avant la nécessité de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin, afin de permettre aux acteurs humanitaires d’intervenir dans des conditions de sécurité adéquates.

La délégation congolaise s’est en outre dite vivement préoccupée par les attaques visant les infrastructures civiles, en particulier les installations énergétiques, dont la dégradation affecte directement les conditions de vie des populations et compromet l’accès aux services essentiels.

Au-delà du théâtre immédiat des opérations, la République démocratique du Congo a souligné que le conflit en Ukraine continue d’avoir des répercussions globales, notamment sur les plans économique et alimentaire. Elle a relevé que la poursuite de la guerre accentue les vulnérabilités déjà existantes, perturbe les chaînes d’approvisionnement en céréales et en biens de première nécessité, et affecte de manière disproportionnée les pays africains fortement dépendants des importations.

En conclusion, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, en particulier le règlement pacifique des différends, ainsi que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Elle a réitéré sa conviction qu’une paix véritablement durable et juste ne pourra être atteinte que par l’exploration de voies diplomatiques prenant pleinement en compte les causes profondes de la crise.