New York, le 9 avril 2026 – La République démocratique du Congo a pris part, ce jeudi 9 avril 2026, à la première réunion d’information du Conseil de sécurité en 2026 sur la situation au Kosovo. Dans la déclaration prononcée par son Représentant permanent auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la RDC a réaffirmé son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, notamment au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.

La délégation congolaise a salué les efforts constants de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), considérée comme un acteur important dans la facilitation du dialogue, le renforcement de la confiance entre les parties et la consolidation d’un environnement plus stable. Elle a rappelé que, dans le contexte du Kosovo, la résolution 1244 demeure le cadre juridique de référence pour l’examen de cette question par le Conseil de sécurité ainsi que le fondement de l’engagement des Nations Unies en vue d’un règlement durable fondé sur le dialogue et le respect du droit international.

La RDC a relevé que, si la situation sécuritaire demeure globalement calme, elle reste néanmoins fragile en raison d’incertitudes politiques persistantes et de tensions localisées. Elle a estimé que cette réalité impose une approche mesurée, appuyée sur une évaluation rigoureuse des conditions sur le terrain, excluant toute conclusion prématurée sur une consolidation définitive de la stabilité. Dans cette perspective, la délégation congolaise a jugé que la MINUK conserve toute sa pertinence, tant dans son rôle de facilitation et de médiation que dans la protection des droits des communautés.

La déclaration a également mis en garde contre toute réduction ou suppression artificielle des opérations de maintien de la paix tant que les causes profondes de l’instabilité ne sont pas totalement éradiquées. Selon la RDC, toute reconfiguration précipitée ou insuffisamment préparée pourrait introduire de nouvelles fragilités dans un environnement encore sensible.

S’agissant du processus politique, la RDC a soutenu les efforts de normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo et salué les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue facilité par l’Union européenne. Elle a toutefois souligné que ces progrès doivent être consolidés afin de garantir une désescalade durable, restaurer la confiance et accélérer la normalisation des relations entre les parties.

La Mission permanente de la RDC a, en outre, rappelé que la paix ne saurait être durablement considérée comme acquise tant qu’elle n’est pas pleinement et équitablement ressentie par l’ensemble des composantes de la population. À ce titre, elle a insisté sur la nécessité de maintenir la protection des communautés au cœur de toute approche durable de stabilisation et de traiter avec prudence, inclusion et responsabilité toute mesure affectant les populations sur le terrain, notamment dans les zones sensibles.

En conclusion, la RDC a réaffirmé la nécessité de privilégier une approche fondée sur le respect des cadres établis, sur une appréciation objective des réalités du terrain et sur la poursuite d’un dialogue sincère entre les parties. Elle a souligné que c’est à ces conditions que pourront être réunis les éléments d’une stabilité durable, au bénéfice de toutes les communautés concernées, notamment les communautés serbes au Kosovo.