New York, le 13 avril 2026 – À l’occasion de la 10133e séance du Conseil de sécurité sur la coopération entre les Nations Unies et l’Union européenne, tenue au titre du point de l’ordre du jour consacré à la coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement à un multilatéralisme efficace, fondé sur la complémentarité des actions, la cohérence des réponses et le respect du droit international.

Dans la déclaration prononcée par son Représentant permanent auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la RDC a salué la contribution de l’Union européenne à l’action des Nations Unies sur les plans politique, financier, humanitaire et opérationnel, tout en soulignant que la valeur de ce partenariat doit aussi s’apprécier à sa capacité à favoriser des solutions politiques durables, à prévenir les crises et à renforcer les capacités nationales.

S’appuyant sur l’expérience congolaise, la RDC a rappelé que les opérations Artemis et EUFOR RD Congo, mandatées par le Conseil de sécurité, ont illustré l’utilité d’une action régionale ciblée, dotée d’un mandat clair, en appui aux efforts des Nations Unies face aux situations de crise. Ces précédents démontrent, selon la délégation congolaise, que l’Union européenne peut agir comme un partenaire opérationnel crédible, y compris dans les efforts de stabilisation sur le continent africain.

La République démocratique du Congo a cependant insisté sur plusieurs exigences essentielles devant encadrer cette coopération. Celle-ci doit demeurer pleinement ancrée dans les buts et principes de la Charte des Nations Unies, notamment le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique des États. Elle doit également préserver la centralité des Nations Unies et du Conseil de sécurité, tout en privilégiant les approches politiques, la prévention des conflits et le renforcement des capacités nationales dans le respect du principe d’appropriation nationale.

Dans cette perspective, la RDC a souligné l’importance d’une articulation renforcée entre l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine. Une coopération plus cohérente entre ces trois niveaux apparaît, selon elle, de nature à améliorer l’efficacité de la réponse collective, notamment dans l’appui aux initiatives africaines de paix et de sécurité. Kinshasa a, à cet égard, plaidé pour un partenariat équilibré, prévisible et durable, y compris en matière de financement des opérations de soutien à la paix conduites par l’Union africaine.

Dans un contexte international marqué par de fortes tensions, la République démocratique du Congo a enfin estimé que la coopération entre les Nations Unies et l’Union européenne devait être guidée par la recherche de convergences utiles, afin de désamorcer les crises, de favoriser le dialogue et de renforcer un multilatéralisme effectif, fondé sur une lecture objective des réalités et le respect des mandats. Elle a réaffirmé, en conclusion, que ce partenariat constitue un levier utile pour la paix et la sécurité internationales, à condition qu’il demeure fidèle à la Charte, à la complémentarité des actions et aux priorités des États concernés.