New York, 12 mars 2026 — À l’occasion de la 10120e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la non-prolifération, dans le cadre des travaux du Comité créé par la résolution 1737 (2006), la République démocratique du Congo a souligné que la poursuite des nobles objectifs des Nations Unies, en particulier le maintien de la paix et de la sécurité internationales, exige du Conseil de sécurité qu’il sache transcender les divergences entre ses membres. Réaffirmant son attachement aux principes fondamentaux de l’Organisation des Nations Unies, en mettant l’accent sur la primauté du dialogue, de la diplomatie et du respect du droit international, la RDC a insisté sur la nécessité de préserver le bon fonctionnement des organes subsidiaires du Conseil, dont l’action demeure essentielle pour la crédibilité, la cohérence et l’efficacité du système multilatéral.

Dans la déclaration lue par le Représentant permanent adjoint de la RDC auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la délégation congolaise a indiqué suivre avec une attention soutenue les travaux du Comité 1737 chargé de superviser les sanctions liées au programme nucléaire iranien.

La RDC a souligné, en premier lieu, son attachement au règlement pacifique des différends, au respect du droit international et à la promotion du dialogue entre les États. Elle a, à cet égard, mis en avant l’importance de la coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en tant que garantie de transparence et de confiance dans l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

En second lieu, la délégation congolaise a rappelé que la non-prolifération nucléaire constitue un pilier essentiel de la sécurité collective. Elle a toutefois estimé que toute mesure adoptée par le Conseil de sécurité devait s’accompagner d’efforts diplomatiques soutenus, afin de favoriser une solution négociée, durable et mutuellement acceptable.

Dans le même esprit, la RDC a encouragé toutes les parties concernées à poursuivre un dialogue constructif et à respecter pleinement leurs obligations internationales, soulignant que la diplomatie et la coopération internationale demeurent les voies les plus efficaces pour apaiser les tensions et prévenir toute escalade.

S’inscrivant dans cette logique, la République démocratique du Congo a conclu en rappelant que la responsabilité du Conseil de sécurité dans la poursuite des objectifs de paix et de sécurité internationales impose à ses membres de transcender leurs divergences afin de garantir le bon déroulement de ses activités à travers ses organes subsidiaires. Pour la RDC, l’efficacité du Conseil, y compris dans le traitement des questions sensibles liées à la non-prolifération, dépend aussi de la capacité de ses membres à préserver l’esprit de responsabilité collective au service du multilatéralisme.