New York, le 10 juin 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, ce mercredi 10 juin 2026, à la 10169e séance du Conseil de sécurité consacrée au débat ouvert sur le thème : « Faire progresser des solutions politiques au Moyen-Orient : médiation et dialogue pour une paix durable ».
Dans sa déclaration, S.E.M. Zénon Mukongo Ngay, Ambassadeur et Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, a salué l’initiative de la République de Colombie, qui a permis au Conseil de sécurité d’engager une réflexion collective sur la consolidation des efforts en faveur d’une paix durable au Moyen-Orient.
La RDC a exprimé sa profonde préoccupation face à l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette région, rappelant que les violences persistantes continuent de faire payer un lourd tribut aux populations civiles. Elle a également relevé que les crises au Moyen-Orient produisent des répercussions au-delà de leur champ immédiat, notamment sur les chaînes d’approvisionnement, les marchés énergétiques, la sécurité alimentaire et la liberté de navigation.
À cet égard, la RDC a souligné que les solutions politiques fondées sur le dialogue inclusif, la médiation et la diplomatie préventive demeurent les voies les plus crédibles vers une paix durable. Elle a salué les efforts du Secrétaire général des Nations Unies, de ses Envoyés spéciaux, des organisations régionales et des États partenaires engagés dans la recherche de solutions pacifiques aux conflits dans la région.
La République démocratique du Congo a également insisté sur la nécessité de placer la protection des civils au cœur de toute réponse internationale. Elle a condamné les attaques contre les populations civiles et les infrastructures essentielles, ainsi que les entraves à l’accès humanitaire, tout en appelant à garantir la sécurité du personnel humanitaire, des secours et du personnel médical, conformément au droit international humanitaire.
S’appuyant sur l’expérience africaine, la RDC a mis en avant l’importance des processus de médiation inclusifs, sensibles aux contextes nationaux et portés par une appropriation nationale. Elle a appelé à des cessez-le-feu durables, appuyés par des engagements politiques clairs, des garanties internationales et des mécanismes de suivi crédibles.
La RDC a enfin invité le Conseil de sécurité à renforcer la cohérence entre les initiatives de médiation existantes, à promouvoir des processus de dialogue inclusifs associant les femmes, les jeunes et la société civile, à assurer la mise en œuvre effective des mécanismes prévus au Chapitre VI de la Charte des Nations Unies, et à contribuer à l’atténuation des impacts des conflits sur la sécurité alimentaire mondiale, les chaînes d’approvisionnement et la liberté de navigation.
En conclusion, la RDC a réaffirmé son attachement au multilatéralisme et appelé à un engagement renouvelé en faveur du dialogue et de la médiation, dans l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales.