New York, 8 juin 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, ce lundi 8 juin 2026, à la 10166e réunion du Conseil de sécurité consacrée au point relatif au « maintien de la paix et de la sécurité de l’Ukraine ».
Dans sa déclaration, prononcée par S.E. Zénon Mukongo Ngay, Ambassadeur et Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, la RDC a remercié la Présidence du Conseil pour la convocation de cette réunion d’urgence, ainsi que Madame Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux Affaires politiques et à la consolidation de la paix, et Monsieur Indrika Ratwatte, Sous-Secrétaire général ad intérim aux Affaires humanitaires, pour leurs exposés.
La RDC a exprimé sa profonde préoccupation face à l’intensification des opérations militaires et à la poursuite d’une dynamique d’escalade, marquée notamment par le recours croissant aux drones et aux missiles. Elle a relevé que, malgré le niveau de sophistication des moyens militaires utilisés, les populations civiles continuent de payer le prix le plus lourd de cette guerre.
Fidèle à sa position de principe, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement à la Charte des Nations Unies, au droit international et au droit international humanitaire. Elle a rappelé l’obligation, pour toutes les parties au conflit, de protéger les populations civiles, les infrastructures civiles, les installations énergétiques, les établissements de santé, les écoles, les réseaux d’approvisionnement en eau ainsi que toutes les infrastructures indispensables à la vie quotidienne.
La RDC a également souligné qu’il n’existe pas de solution militaire durable à cette crise. Elle a estimé qu’un cessez-le-feu effectif, vérifiable et mis en œuvre de bonne foi constitue une étape indispensable pour alléger les souffrances des populations civiles et recréer les conditions minimales de confiance nécessaires à la reprise d’un dialogue sérieux.
La délégation congolaise a, en outre, pris note des différentes initiatives diplomatiques et propositions avancées en faveur de la désescalade et de la cessation des hostilités, estimant que toute démarche crédible susceptible de réduire les souffrances humaines et de favoriser la paix mérite d’être encouragée et examinée avec le sérieux requis.
En conclusion, la République démocratique du Congo a appelé le Conseil de sécurité à ne pas se résigner à l’inscription de cette guerre dans la durée ni à la banalisation des atteintes au droit international. Elle a réaffirmé que seuls la retenue, la diplomatie et la reprise d’un dialogue sincère entre les parties permettront de créer les conditions d’une paix juste, durable et conforme aux principes de la Charte des Nations Unies.