New York, le 29 juin 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, ce lundi 29 juin 2026, à la 10187e séance du Conseil de sécurité, tenue au titre du point de l’ordre du jour relatif aux « Menaces contre la paix et la sécurité internationales ».

Dans sa déclaration, prononcée par Madame Victoria Liolocha Lieta, Ministre Conseiller à la Mission permante de la RDC auprès des Nations Unies, la RDC a exprimé sa vive préoccupation face aux informations rapportées au Conseil faisant état d’un incident ayant affecté des populations civiles, causant un décès et plusieurs blessés, dont des enfants.

La RDC a rappelé que les enfants ne doivent jamais être pris pour cible ni exposés aux effets directs ou indirects des hostilités. Elle a souligné que leur protection constitue à la fois une obligation juridique, morale et humanitaire s’imposant à toutes les parties à un conflit armé, sans exception.

Réaffirmant que la protection des civils doit demeurer une priorité absolue, la délégation congolaise a insisté sur le strict respect des obligations découlant du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme. Elle a également relevé que l’intensification des opérations militaires, notamment par l’emploi croissant de drones, de missiles et d’autres systèmes d’armes sophistiqués, accroît les risques encourus par les populations civiles.

La République démocratique du Congo a, en outre, réaffirmé qu’il ne saurait y avoir de solution militaire durable à cette crise. Elle a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue, à éviter toute action susceptible d’aggraver les tensions et à privilégier les voies diplomatiques.

Attachée au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de tous les États, conformément à la Charte des Nations Unies, la RDC a souligné que ces principes doivent aller de pair avec le respect absolu des obligations relatives à la protection des civils, en particulier des enfants, en période de conflit armé.

Pour la RDC, un cessez-le-feu effectif, vérifiable et mis en œuvre de bonne foi constitue une étape indispensable pour réduire les souffrances humaines, restaurer la confiance et créer les conditions propices à une reprise sérieuse du dialogue.

En conclusion, la République démocratique du Congo a réaffirmé que la protection effective des populations civiles, la désescalade, le respect du droit international humanitaire et la poursuite d’efforts diplomatiques sincères doivent demeurer au cœur de l’action collective du Conseil de sécurité.