New York, 7 mai 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, au siège des Nations Unies, au débat général du Forum d’examen des migrations internationales, au cours duquel elle a réaffirmé son engagement en faveur d’une gouvernance migratoire humaine, intégrée et conforme aux objectifs du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
La déclaration de la RDC a été prononcée par Monsieur Jean-Claude Mbwankiem Niaroliem, Directeur – Chef de service des Congolais de l’étranger au Ministère des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise.
S’associant pleinement à la déclaration du Groupe africain, la RDC a soutenu l’appel visant à assurer une meilleure cohérence entre les politiques migratoires, climatiques et de développement. Elle a rappelé que les dynamiques migratoires africaines doivent être appréhendées dans leur complexité, en tenant compte des mobilités internes, des mouvements transfrontaliers, de la protection des personnes déplacées, ainsi que des réalités socio-économiques propres au continent.
Dans son intervention, la RDC a souligné que les migrations ne constituent ni un phénomène nouveau ni un défi isolé. Elles sont liées à l’histoire, à la culture, à la géographie et aux réalités sociales du pays et de la région. À ce titre, elles doivent être abordées avec dignité, humanité, responsabilité et solidarité.
La RDC a réaffirmé son attachement aux objectifs du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, ainsi qu’aux cadres africains pertinents, notamment le Cadre de politique migratoire pour l’Afrique et la Convention de Kampala. Elle a également salué l’opérationnalisation de l’Observatoire africain des migrations et soutenu le renforcement des systèmes nationaux et régionaux de collecte et d’harmonisation des données migratoires.
La déclaration congolaise a mis un accent particulier sur la protection des jeunes et des travailleurs migrants africains, souvent exposés aux réseaux criminels. Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les politiques publiques de gestion migratoire, notamment en matière de gestion intégrée des frontières, de protection des migrants, de lutte contre la traite des êtres humains et de prévention de la criminalité transnationale organisée.
La RDC a, en outre, présenté certaines avancées nationales, parmi lesquelles la validation par le Gouvernement d’une feuille de route assortie d’un plan d’action pour la diaspora congolaise, l’amélioration de la protection et de l’assistance aux Congolais de l’étranger, le renforcement de l’appui consulaire, ainsi que la collaboration accrue avec des partenaires techniques multilatéraux tels que l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
Abordant les impacts climatiques, la RDC a souligné que les déplacements liés au climat, qu’ils soient internes ou transfrontaliers, exigent des réponses coordonnées, une adaptation proactive et un renforcement de la résilience des communautés.
Enfin, la RDC a mis en avant le rôle stratégique de la diaspora et des transferts de fonds dans le développement national. Elle a encouragé les initiatives visant à réduire les coûts de transfert, à promouvoir les solutions numériques et à renforcer les mécanismes innovants d’investissement de la diaspora congolaise.
La République démocratique du Congo a conclu en appelant à un véritable engagement du Forum en faveur de la mise en œuvre des objectifs du Pacte mondial, accompagné d’un appui financier et technique adéquat aux États.