New York, 10 septembre 2026 — La République démocratique du Congo réaffirme son soutien au rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique et l’encourage à poursuivre son travail technique dans un esprit d’impartialité, d’indépendance et de rigueur.

Cette position a été exprimée par S.E. M. l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, lors de la 10218e séance du Conseil de sécurité, tenue le jeudi 10 septembre 2026 sous la présidence française.

La délégation congolaise a pris note des développements intervenus depuis septembre 2025 concernant les dispositions relatives au dossier nucléaire iranien, tout en relevant les divergences de vues auxquelles certaines de ces évolutions continuent de donner lieu parmi les membres du Conseil.

Pour la RDC, ces divergences devraient être examinées dans un esprit de dialogue et de responsabilité afin de préserver, autant que possible, la continuité, l’unité et l’efficacité des mécanismes pertinents du Conseil de sécurité.

La RDC insiste sur le suivi et la vérification

L’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a souligné l’importance de maintenir des capacités de suivi, d’information et de vérification permettant au Conseil de disposer d’éléments fiables et impartiaux pour éclairer son examen de la situation et ses décisions.

La RDC a réaffirmé l’importance du rôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’a encouragée à poursuivre son travail technique dans un esprit d’impartialité, d’indépendance et de rigueur.

État partie au Traité de Pelindaba, qui établit l’Afrique comme zone exempte d’armes nucléaires, la République démocratique du Congo considère que la transparence, la vérification et la confiance demeurent des éléments essentiels de tout processus visant à apporter une réponse durable aux préoccupations liées au nucléaire.

Préoccupation face aux répercussions régionales et internationales

La RDC s’est également déclarée préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient et par les répercussions potentielles de celle-ci au-delà de la région, notamment sur la sécurité maritime, les approvisionnements énergétiques et la stabilité économique internationale.

Face à ces risques, elle a appelé toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et réaffirmé son attachement au règlement pacifique des différends.

La délégation congolaise a notamment encouragé la poursuite du dialogue en vue de parvenir à une solution durable, vérifiable et mutuellement acceptable à la question nucléaire iranienne, susceptible de renforcer les garanties nécessaires pour toutes les parties, de réduire les tensions régionales et de restaurer progressivement la confiance.

Rappelant les positions déjà exprimées par la RDC dans ses déclarations des 12 et 16 mars 2026, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay a souligné qu’il appartenait au Conseil de sécurité de chercher à surmonter, dans la mesure du possible, ses divergences afin de préserver l’efficacité de ses travaux, y compris à travers ses organes subsidiaires.

En conclusion, la République démocratique du Congo a réaffirmé sa détermination à soutenir les efforts visant à préserver l’unité du Conseil de sécurité, favoriser le dialogue et contribuer à une solution pacifique, conforme au droit international et respectueuse des responsabilités qui incombent au Conseil.