Intervenant ce jeudi 2 avril 2026 à New York, lors de la 10129e séance du Conseil de sécurité consacrée à la coopération entre l’Organisation des Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales aux fins du maintien de la paix et de la sécurité internationales, la République démocratique du Congo a souligné la nécessité de renforcer le partenariat entre l’ONU et la Ligue des États arabes face à la complexification des crises contemporaines.
Prenant la parole par la voix de son Représentant permanent auprès des Nations Unies, S.E. M. Zénon Mukongo Ngay, la RDC a salué l’initiative du Royaume de Bahreïn d’avoir porté ce débat au Conseil, dans un contexte marqué par la multiplication des menaces transnationales et l’évolution rapide des défis pesant sur la paix et la sécurité internationales.
La délégation congolaise a relevé que plusieurs crises affectant la région arabe, notamment en Palestine et au Yémen, continuent d’avoir de lourdes conséquences humanitaires et sécuritaires. Elle a également mis en lumière l’émergence de menaces en mutation, telles que les frappes de missiles et de drones, les opérations cybernétiques ainsi que les attaques contre des infrastructures critiques, appelant à des réponses coordonnées, intégrées et conformes au droit international.
Dans cette perspective, la RDC a réaffirmé son attachement aux principes de la Charte des Nations Unies, au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, ainsi qu’au règlement pacifique des différends. Elle a rappelé le rôle essentiel des organisations régionales dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, conformément au chapitre VIII de la Charte, tout en saluant les avancées enregistrées dans la coopération entre l’ONU et la Ligue des États arabes, notamment à travers les efforts de médiation, de diplomatie préventive et de coordination stratégique.
La RDC a par ailleurs insisté sur l’importance d’une coopération horizontale accrue entre organisations régionales et sous-régionales. À cet égard, elle a estimé qu’une collaboration étroite entre la Ligue des États arabes et l’Union africaine, particulièrement dans la gestion des crises concernant les États membres des deux organisations, pourrait contribuer à renforcer l’efficacité des réponses collectives. Les situations en Libye et au Soudan ont été citées comme illustrations concrètes de la nécessité d’une telle coordination.
Enfin, la délégation congolaise a souligné que le renforcement des capacités institutionnelles, la préparation aux crises et le développement de mécanismes de résilience doivent figurer parmi les priorités du partenariat entre l’ONU et la Ligue des États arabes. Elle a salué, dans cette optique, la tenue prévue en juillet 2026 à Genève de la 17e réunion générale de coopération entre les deux organisations, considérée comme une étape importante vers des actions conjointes plus cohérentes en faveur de la paix et de la sécurité.