New York, le 9 juin 2026 — La République démocratique du Congo, par la voix de S.E.M. Zénon Mukongo Ngay, Ambassadeur et Représentant permanent auprès des Nations Unies, a prononcé une déclaration au nom des A3 (Libéria, Somalie et République démocratique du Congo) lors du débat ouvert du Conseil de sécurité consacré à la situation en Afrique centrale et au Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).
Les A3 ont, d’entrée de jeu, remercié la Sous-Secrétaire générale Martha Pobee pour son exposé et salué la nomination de M. Mohamed El-Amine Souef en qualité de nouveau Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA. Ils lui ont souhaité plein succès dans l’exercice de ses responsabilités et ont réaffirmé leur soutien aux efforts de l’UNOCA en faveur de la diplomatie préventive, de la médiation, des bons offices et de la coopération régionale.
Tout en relevant la résilience des pays et des peuples d’Afrique centrale ainsi que les efforts engagés pour renforcer les institutions étatiques et approfondir la coopération régionale, les A3 ont exprimé leur préoccupation face aux défis sécuritaires persistants dans la sous-région.
Ils ont notamment attiré l’attention du Conseil sur la menace terroriste dans le bassin du lac Tchad, en particulier les attaques perpétrées par Boko Haram et les groupes affiliés au Cameroun et au Tchad. Les A3 ont salué l’engagement des pays de la région et réaffirmé leur soutien à la Force multinationale mixte, tout en soulignant la nécessité de compléter les réponses sécuritaires par des actions de stabilisation, de relèvement, de développement et de renforcement de la résilience.
La déclaration a également mis en évidence l’impact régional croissant du conflit au Soudan, dont les conséquences se font sentir au-delà des frontières soudanaises, notamment au Tchad. Les A3 ont salué la générosité du Tchad dans l’accueil des réfugiés et appelé la communauté internationale à renforcer son soutien aux pays affectés.
S’agissant de la situation humanitaire, les A3 ont relevé que des millions de personnes continuent de faire face au déplacement, à l’insécurité alimentaire, aux épidémies et à un accès limité aux services essentiels. Ils ont appelé les partenaires internationaux à accroître leur soutien aux réponses humanitaires et à veiller à ce que l’aide parvienne aux populations les plus vulnérables.
Les A3 ont, par ailleurs, souligné le lien indissociable entre sécurité et développement durable, estimant qu’une paix durable ne peut être consolidée sans croissance économique, opportunités, éducation et services publics essentiels. Ils ont également insisté sur le rôle central des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Enfin, les A3 ont réaffirmé l’importance d’une coopération soutenue entre les Nations Unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, la Commission du bassin du lac Tchad et les autres organisations régionales. Ils ont rappelé que le dialogue, la coopération et les solutions portées par les Africains, appuyées par des partenariats régionaux et internationaux solides, demeurent la voie la plus efficace vers une paix, une sécurité et un développement durables en Afrique centrale.