New York, 19 mai 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, ce mardi, à la réunion d’information publique du Conseil de sécurité consacrée au maintien de la paix et sécurité en Ukraine.
Cette réunion a été marquée par les exposés de Madame Kayoko Gotoh, Directrice et Officier en charge pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques au sein du Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix des Nations Unies, ainsi que de Madame Edem Wosornu, Directrice de la Division des opérations au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.
Dans sa déclaration, la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire en Ukraine. Elle a relevé que cette guerre devient chaque jour plus sophistiquée, plus diffuse et plus brutale, exposant des millions de civils à d’indicibles souffrances.
La RDC a rappelé que la protection des civils ne saurait demeurer un simple principe ou slogan évoqué dans les débats du Conseil. Elle doit, au contraire, constituer une obligation concrète, immédiate et intangible. À cet égard, la délégation congolaise a souligné que les populations civiles ne doivent jamais être prises pour cible, tout comme les infrastructures civiles, notamment les réseaux énergétiques, les établissements de santé, les écoles, les habitations et les installations nécessaires à la fourniture des services essentiels.
Réaffirmant son attachement aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, ainsi qu’au respect du droit international et du droit international humanitaire, la RDC a insisté sur la nécessité de garantir un accès humanitaire rapide, sûr, durable et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin. Elle a également appelé à la protection du personnel humanitaire, des travailleurs médicaux et des infrastructures de secours.
La République démocratique du Congo a, en outre, exprimé son inquiétude face à la mutation préoccupante du conflit, dont les conséquences dépassent le champ opérationnel immédiat et produisent des effets transnationaux, notamment à travers le recrutement de ressortissants étrangers, y compris en provenance du continent africain.
Pour la RDC, il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit. La délégation congolaise a exhorté les parties à rompre avec la logique de confrontation et à donner une réelle chance à la paix, en privilégiant résolument la voie de la diplomatie, du dialogue et de la médiation.
La RDC a enfin encouragé tous les efforts diplomatiques susceptibles de rapprocher les positions, de restaurer la confiance entre les parties et de préserver les canaux de dialogue encore possibles, comme l’ont illustré les récents échanges de prisonniers de guerre.