New York, le 9 juillet 2026 — La République démocratique du Congo a participé à la 10191e séance du Conseil de sécurité consacrée aux menaces contre la paix et la sécurité internationales, sur fond de poursuite des hostilités en Ukraine.

La déclaration de la RDC a été prononcée par Son Excellence Monsieur Zénon Mukongo Ngay, Ambassadeur et Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies.

Après avoir remercié Madame Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, ainsi que Monsieur Indrika Ratwatte, Sous-Secrétaire général par intérim aux affaires humanitaires, pour leurs exposés, la délégation congolaise a exprimé sa préoccupation face à la persistance et à l’intensification des hostilités.

La RDC a regretté que, malgré les appels répétés du Conseil de sécurité à la désescalade et à la retenue, la logique militaire continue de l’emporter sur les efforts politiques et diplomatiques. Cette situation, a-t-elle souligné, se développe au détriment des populations civiles, notamment des femmes et des enfants, qui supportent le poids le plus lourd du conflit.

La délégation congolaise a également relevé que le recours croissant aux drones, missiles et autres armes sophistiquées accentue les risques auxquels sont exposés les civils et fragilise davantage les infrastructures indispensables à leur survie.

Outre les pertes en vies humaines, la guerre continue de provoquer des déplacements de populations, la destruction des moyens de subsistance, la perturbation des services essentiels ainsi que des traumatismes susceptibles d’affecter durablement les générations futures.

Dans ce contexte, la République démocratique du Congo a formulé trois observations principales.

Premièrement, toutes les parties doivent respecter pleinement leurs obligations au titre du droit international, notamment du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme. La protection des civils et des biens de caractère civil doit demeurer une priorité absolue.

Deuxièmement, la RDC a réaffirmé qu’aucune escalade militaire ne saurait créer les conditions d’une paix durable. Chaque nouvelle offensive éloigne les perspectives d’un règlement négocié et aggrave les souffrances des populations civiles. La désescalade, la retenue et la reprise d’un dialogue sincère restent indispensables à l’ouverture d’une voie politique.

Troisièmement, la RDC a invité toutes les parties à s’abstenir de tout acte susceptible d’aggraver la situation et à privilégier les voies du dialogue, de la médiation et de la diplomatie, conformément à la Charte des Nations Unies.

En conclusion, la République démocratique du Congo a rappelé la responsabilité du Conseil de sécurité dans la recherche d’un règlement pacifique du conflit. Elle a réaffirmé sa disponibilité à soutenir toute initiative crédible visant à favoriser la désescalade, à protéger les populations civiles et à rapprocher les parties d’une paix juste et durable, dans le respect du droit international.