New York, 22 mai 2026 — La République démocratique du Congo a exprimé, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, sa vive préoccupation face à la poursuite de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire en Ukraine, ainsi qu’à l’impact croissant de la guerre sur les populations civiles, les infrastructures essentielles et les perspectives d’un règlement pacifique.

Dans sa déclaration, prononcée par son Représentant permanent auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la RDC a particulièrement réagi aux informations faisant état d’une attaque par drones ayant touché un établissement accueillant des mineurs et des étudiants à Starobelsk, dans la région de Louhansk. Pour la délégation congolaise, cet incident illustre une tendance dangereuse : plus le conflit se prolonge, plus la frontière entre le champ de bataille et l’espace civil devient fragile, exposant les populations à des souffrances de plus en plus graves.

La République démocratique du Congo a rappelé avec force que la protection des civils en temps de conflit demeure un principe sacrosaint, qui ne saurait être relativisé, ni justifié par aucune logique de guerre ou considération militaire. Elle a souligné qu’aucune riposte ne peut justifier que des enfants, des établissements scolaires ou des infrastructures civiles soient exposés à des attaques.

La RDC a également insisté sur le caractère non sélectif de la protection des civils, qui s’impose à toutes les parties, en toutes circonstances, conformément au droit international, au droit international humanitaire et aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.

Réaffirmant sa position constante, la délégation congolaise a souligné qu’il ne saurait y avoir de solution militaire à ce conflit. Elle a appelé toutes les parties à la retenue, à la désescalade et au respect strict de leurs obligations internationales, tout en invitant le Conseil de sécurité à encourager les efforts de médiation entrepris en vue d’un règlement durable.

La RDC a, par ailleurs, rappelé la nécessité de garantir un accès humanitaire rapide, sûr, durable et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin. Elle a appelé à la protection du personnel humanitaire, des travailleurs médicaux, des secouristes ainsi que des infrastructures de secours, qui doivent être préservés en toutes circonstances.

Dans le même esprit, la République démocratique du Congo a encouragé toutes les initiatives susceptibles de réduire les tensions, de préserver les canaux de communication entre les parties et de restaurer progressivement la confiance. Elle a notamment relevé que les récents échanges de prisonniers démontrent que le dialogue demeure possible, même dans un contexte de confrontation profonde.

Face à la souffrance des populations civiles, la RDC a estimé que la responsabilité collective de la communauté internationale ne peut être celle de l’indifférence, de la polarisation ou de la résignation, mais celle de la retenue, de la responsabilité et de la recherche sincère de la paix.

En conclusion, la République démocratique du Congo a exhorté les parties à rompre avec la logique de confrontation, à épargner les populations civiles et à privilégier résolument la voie de la diplomatie, du dialogue et de la médiation. Elle a réaffirmé son attachement aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, au respect du droit international et à la nécessité d’une paix durable fondée sur la sécurité des populations, la responsabilité des parties et la restauration de la confiance.