À l’occasion de la 10217e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, tenue le jeudi 3 septembre 2026 et consacrée à la situation au Moyen-Orient, S.E. M. Mohamed Rabi A. Yusuf, Ambassadeur et Représentant permanent adjoint de la République fédérale de Somalie auprès des Nations Unies, a prononcé une déclaration au nom des A3 — République démocratique du Congo, Libéria et Somalie.

Dans leur intervention, les A3 ont réaffirmé leur engagement sans faille en faveur de la pleine mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques et condamné toute utilisation de ces armes, par qui que ce soit, où que ce soit et quelles que soient les circonstances.

Ils ont salué les progrès enregistrés dans la coopération entre la République arabe syrienne et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), tout en appelant à poursuivre le dialogue technique afin de régler les questions encore en suspens, d’accélérer les opérations de vérification et de destruction et de garantir des ressources financières suffisantes et prévisibles.

Les A3 ont également souligné l’importance de conditions de sécurité favorables à la poursuite des opérations de vérification et ont réaffirmé leur soutien à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration prononcée au nom des A3.

Merci, Monsieur le Président.

J’ai l’honneur de prononcer cette déclaration au nom des A3, à savoir la République démocratique du Congo, le Libéria et mon propre pays, la Somalie. Au nom du groupe, Monsieur le Président, qu’il me soit permis de vous féliciter à l’occasion de votre présidence au mois de septembre, nous vous souhaitons plein succès. Nous remercions également la Haute représentante aux affaires de désarmement, Madame Nakamitsu, de son exposé. Au nom du groupe, Monsieur le Président, qu’il me soit permis de vous féliciter à l’occasion de votre présidence au mois de septembre, nous vous souhaitons plein succès. Nous remercions également la Haute représentante aux affaires de désarmement, Madame Nakamitsu, de son exposé. Nous prenons note de la lettre du Secrétaire général transmettant le 155e rapport mensuel du directeur général de l’OIAC. Nous saluons également la participation du Représentant permanent de la République arabe syrienne à la présente séance. Merci des informations qu’il nous a communiquées.

Monsieur le Président,

À l’entame de mon propos, je tiens à réitérer l’engagement sans faille des A3 en faveur de la pleine mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques. Nous condamnons l’utilisation d’armes chimiques par qui que ce soit, où que ce soit, quelles que soient les circonstances. Nous estimons qu’établir les responsabilités de violations si graves n’est pas seulement un devoir juridique, mais également une obligation morale. À cet égard, je voudrais mettre en exergue les quatre éléments suivants :

Premièrement, nous nous félicitons de la décision historique prise lors de la 112e session du Conseil exécutif de l’OIAC le 9 juillet 2026, rétablissant les droits et privilèges de la République arabe syrienne au titre de la Convention. Cette étape cruciale démontre que la volonté politique et les progrès accomplis ont été reconnus. Nous saluons les autorités syriennes pour leur coopération constructive, en donnant suite à toutes les demandes.

Deuxièmement, les A3 reconnaissent la coopération nouée entre la République arabe syrienne et le Secrétariat technique. Nous constatons avec satisfaction les amendements apportés par la Syrie à sa déclaration initiale, la découverte de nouveaux matériaux et installations, ainsi que les informations actualisées concernant l’examen et l’évaluation des sites. Nous nous félicitons également de l’accueil par la Syrie des équipes du Secrétariat, notamment en août 2026, afin de vérifier les installations de stockage et de superviser les activités de destruction.

Troisièmement, nous prenons note des approbations fournies lors de la dernière session d’acte du Conseil exécutif, notamment les accords sur les sites de stockage d’Al-Qutayfah et de Homs, et le plan détaillé de destruction vérifiée d’armes chimiques de catégorie 3 à d’Al-Qutayfah. Toutes ces mesures démontrent des progrès notables vers l’élimination vérifiée des vestiges des armes chimiques. Ceci étant dit, il reste 19 questions en suspens concernant la déclaration initiale. Il est important de faire toute la lumière sur les agents et les munitions non déclarés, afin de garantir l’intégrité du processus de vérification. Nous encourageons à poursuivre un dialogue technique robuste pour régler toutes ces questions et pour accélérer la destruction sur site, telle qu’énoncée dans la décision EC 110, décision 1.

Enfin, nous sommes bien conscients que tous ces progrès sont tributaires des conditions de sécurité dans la région. Nous appelons à nouveau à mettre fin à toute action militaire externe contre le territoire syrien, ce qui met en péril tant les efforts de vérification que la sécurité du personnel. Des ressources suffisantes sont également indispensables au mandat de vérification. Nous reconnaissons le concours prêté par le cadre OIAC UNOPS, et nous soulignons la nécessité de financements prévisibles. Nous exhortons la Communauté internationale à recueillir les fonds révisés pour 2026 à hauteur de 9,1 millions de dollars et de 11,3 millions de dollars pour 2027. C’est essentiel pour pérenniser les opérations en cours, mais également pour renforcer les capacités du gouvernement syrien.

Pour conclure, les A3 réaffirment leur soutien sans faille à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne. Nous sommes convaincus que l’on pourra progresser dans l’élimination des armes chimiques grâce à la coopération internationale, au respect mutuel et à une coopération concrète. Nous encourageons la Syrie et l’OIAC à continuer de faire fonds sur les lois imprimées, à régler toutes les questions en suspens et à clore ce sombre chapitre.

Merci.