Lors de la réunion du Conseil de sécurité consacrée à la mise en œuvre de la résolution 2231 (2015) relative au programme nucléaire iranien, la République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, au droit international, à la non-prolifération nucléaire ainsi qu’au règlement pacifique des différends.

Par la voix de son Représentant permanent auprès des Nations Unies, S.E. l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, la RDC a appelé à préserver l’indépendance et les capacités techniques de l’AIEA, à renforcer la coopération avec l’Agence et à privilégier le dialogue, la diplomatie, la retenue et la désescalade.

La RDC a également rappelé la responsabilité collective des membres du Conseil de sécurité dans la préservation de l’autorité et de la crédibilité de cet organe, tout en réaffirmant son soutien à toute solution négociée, durable et mutuellement acceptable.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la déclaration de la République démocratique du Congo.

Distingués membres du Conseil,

La République démocratique du Congo remercie le Secrétaire général pour la présentation de son vingt-et-unième rapport.

La République démocratique du Congo demeure fermement attachée aux principes du multilatéralisme, au respect du droit international et au rôle central des Nations Unies dans la promotion de la paix et de la sécurité internationales. Dans cet esprit, elle réaffirme son attachement aux efforts internationaux visant à prévenir la prolifération nucléaire ainsi qu’au règlement pacifique des différends par le dialogue et la diplomatie.

Ma délégation prend note des observations contenues dans le rapport du Secrétaire général, notamment celles relatives aux récentes évaluations de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), qui mettent en évidence les difficultés rencontrées dans l’exercice de ses activités de vérification et de suivi. Cette situation souligne l’importance de préserver les conditions nécessaires à l’accomplissement effectif du mandat technique de l’Agence, dans l’intérêt de la transparence, de la confiance mutuelle et du régime international de non-prolifération.

La République démocratique du Congo réaffirme l’importance de préserver l’indépendance, l’impartialité et les capacités techniques de l’AIEA. Nous soulignons, à cet égard, la poursuite d’une coopération constructive avec l’Agence, afin de renforcer la confiance et favoriser une solution durable aux préoccupations relatives au programme nucléaire iranien conformément aux obligations internationales en vigueur en matière de non-prolifération.

Distingués membres du Conseil,

La République démocratique du Congo prend acte des divergentes positions exprimées par les membres du Conseil sur les questions dont il est saisi aujourd’hui. Sans préjuger des différentes appréciations exprimées à cet égard, ma délégation demeure convaincue que le Conseil de sécurité doit pouvoir poursuivre ses travaux dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel et de dialogue constructif. Préserver l’autorité, la crédibilité ainsi que le bon fonctionnement de cet organe demeurent une responsabilité qui nous incombe à tous, collectivement.

Ma délégation considère que la non-prolifération nucléaire constitue l’un des piliers essentiels de la sécurité collective. Elle demeure également convaincue qu’aucune solution durable ne pourra être obtenue sans un engagement résolu en faveur du dialogue, de la diplomatie et de la négociation. C’est dans cet esprit que nous encourageons toutes les initiatives susceptibles de favoriser le rétablissement de la confiance entre les parties et de créer les conditions propices à la poursuite des efforts diplomatiques.

Loin de constituer un vœu pieux, cet appel traduit l’attachement constant de la République Démocratique du Congo aux buts et principes de la Charte des Nations Unies ainsi que sa conviction sur le dialogue qui demeure la seule voie susceptible de conduire à un règlement durable. Ma délégation demeure, à cet égard, préoccupée par la dégradation du contexte sécuritaire régional et par les conséquences que les récentes hostilités continuent d’avoir sur les perspectives d’un règlement durable.

Cette évolution rappelle l’urgence de privilégier la retenue, d’éviter toute action susceptible d’alimenter davantage les tensions et de préserver les conditions nécessaires à une désescalade. La stabilité du Moyen-Orient demeure un enjeu majeur pour la paix et la sécurité internationales et appelle, plus que jamais, un engagement collectif en faveur de la diplomatie.

Pour conclure, la République démocratique du Congo réaffirme son attachement aux objectifs de non-prolifération nucléaire, au règlement pacifique des différends et au rôle central du Conseil de sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Les divergences d’appréciation qui peuvent exister entre les membres du Conseil ne devraient jamais nous détourner de notre responsabilité première, telle que consacrée par la Charte des Nations Unies, à savoir : maintenir la paix et la sécurités internationales. C’est dans cet esprit que la République démocratique du Congo continuera de soutenir toute initiative susceptible de favoriser la désescalade, le dialogue ainsi que des solutions négociées durables et mutuellement acceptables.

Je vous remercie.