New York, 23 juin 2026 — À la 10181e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, consacrée au maintien de la paix et de la sécurité en République centrafricaine et à la MINUSCA, la République démocratique du Congo a prononcé la déclaration des A3, au nom du Libéria, de la Somalie et de la RDC.
La déclaration a été faite par S.E. M. Zénon Mukongo Ngay, Ambassadeur et Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies.
Les A3 ont remercié la Représentante spéciale du Secrétaire général, Valentine Rugwabiza, pour son exposé, ainsi que l’Ambassadeur Omar Hilale, Président de la Commission de consolidation de la paix, pour sa déclaration. Ils ont également salué la participation du Représentant permanent de la République centrafricaine à la séance.
Dans leur intervention, les A3 ont relevé les progrès encourageants enregistrés par la République centrafricaine dans le renforcement de ses institutions, la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et la mise en œuvre du processus DDRR. Ils ont notamment souligné l’importance du dialogue, de l’inclusion politique, de la protection de l’espace civique et de l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Les A3 ont également salué la contribution de la MINUSCA, de l’Union africaine, de la CEEAC, de la CIRGL et des partenaires internationaux dans l’accompagnement des efforts nationaux en faveur de la paix et de la stabilisation.
Tout en prenant acte de l’amélioration globale de la situation sécuritaire, les A3 ont attiré l’attention du Conseil sur les fragilités persistantes dans certaines zones, notamment autour des sites miniers, des corridors de transhumance et des zones touchées par les réseaux criminels et les tensions communautaires.
Ils ont également souligné l’impact régional du conflit au Soudan sur la République centrafricaine, notamment à travers les mouvements d’éléments armés, l’afflux de réfugiés et les risques pesant sur la sécurité des zones frontalières.
Les A3 ont appelé à une reconfiguration de la MINUSCA fondée sur la situation réelle sur le terrain, sur des indicateurs mesurables, notamment en matière de protection des civils et de DDRR, et menée en étroite consultation avec le Gouvernement centrafricain.
Ils ont enfin exprimé leur préoccupation face aux effets de la crise de liquidités des Nations Unies sur les capacités opérationnelles de la Mission et ont appelé les États membres à s’acquitter intégralement et dans les délais de leurs obligations financières.
En conclusion, les A3 ont réaffirmé leur plein soutien à la République centrafricaine et à la MINUSCA, encourageant la poursuite des efforts en faveur d’une paix durable, du renforcement des institutions et de l’amélioration des conditions de vie de tous les Centrafricains.