New York, le 1er juin 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, lundi, au débat ouvert du Conseil de sécurité consacré à la situation au Moyen-Orient, en particulier au Liban.

Dans sa déclaration, prononcée par S.E.M. Jocelyne Kabengele Lukundula, Ambassadeur et Représentante permanente adjointe de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, la RDC a remercié la Présidence du Conseil pour la convocation de cette réunion d’urgence et salué l’exposé de Mme Martha Pobee, Sous-Secrétaire générale, ainsi que ses efforts constants en faveur de la restauration de la paix au Liban.

La RDC a exprimé sa profonde préoccupation face à la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le Sud du Liban. Elle a relevé que la poursuite des opérations militaires fait peser un risque croissant sur la stabilité du pays et alimente les craintes d’un élargissement des tensions dans une région déjà fragilisée par plusieurs foyers d’instabilité.

Réaffirmant la position exprimée dans sa déclaration du 5 mai 2026, la RDC a rappelé son attachement ferme à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à l’indépendance politique du Liban. Elle a souligné que le respect de ces principes demeure indispensable à toute perspective de paix durable et de stabilité régionale.

La délégation congolaise a appelé toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’alimenter l’escalade. Elle a également rappelé l’obligation de respecter pleinement le droit international, y compris le droit international humanitaire.

La RDC a insisté sur la protection des civils, qui doit demeurer une priorité absolue. Elle a déploré l’impact humanitaire croissant des hostilités, marqué notamment par les déplacements de populations, les pertes civiles et les dommages aux infrastructures essentielles. À cet égard, elle a appelé à garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux personnes affectées.

La RDC a, en outre, réitéré l’importance de la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 1701, essentielle à la préservation du cessez-le-feu et à la stabilité le long de la Ligne bleue. Elle a souligné le rôle fondamental de la FINUL, dont la sécurité et la liberté de mouvement doivent être pleinement garanties.

Abordant la situation interne du Liban, la RDC a relevé que cette escalade militaire intervient dans un contexte déjà marqué par d’importants défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux. Elle a estimé qu’une détérioration supplémentaire risquerait d’aggraver la fragilité du pays, d’accentuer les souffrances du peuple libanais et de compromettre les perspectives de redressement et de stabilité.

La République démocratique du Congo a, par conséquent, appelé à l’intensification des efforts diplomatiques pour parvenir à une réduction des tensions et à un retour à la paix. Elle a exprimé son soutien aux initiatives régionales et internationales visant à préserver le calme et à favoriser un dialogue constructif entre les parties.

La RDC a également encouragé la communauté internationale à poursuivre son soutien au peuple libanais, notamment à travers l’assistance humanitaire, ainsi qu’aux institutions nationales, en particulier les Forces armées libanaises, dont le rôle demeure essentiel pour la préservation de l’unité, de la stabilité et de la souveraineté du Liban.

En conclusion, la RDC a réaffirmé son engagement en faveur du multilatéralisme, du respect des principes de la Charte des Nations Unies et de la promotion de la paix et de la sécurité internationales. Elle a souligné qu’une désescalade immédiate, le respect du droit international et un engagement diplomatique sincère constituent les seuls moyens susceptibles de favoriser une paix durable.