New York, 1er juin 2026 — La République démocratique du Congo a pris part, lundi, à la 10162e réunion du Conseil de sécurité consacrée aux menaces contre la paix et la sécurité internationales, dans le contexte de la situation en Ukraine.

Cette réunion, tenue sous la présidence de la Colombie pour le mois de juin 2026, a permis aux membres du Conseil d’examiner les développements récents liés à la poursuite du conflit en Ukraine, notamment les informations faisant état de la chute de drones dans la municipalité de Galați, à proximité immédiate de la frontière ukrainienne.

Dans sa déclaration, prononcée par S.E. Jocelyne Kabengele Lukundula, Ambassadeur et Représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations Unies, la République démocratique du Congo a félicité la Colombie pour son accession à la présidence du Conseil de sécurité et lui a souhaité plein succès dans la conduite des travaux du Conseil au cours du mois de juin.

Abordant la situation examinée par le Conseil, la RDC a dit avoir pris note avec préoccupation des informations relatives aux incidents survenus à proximité de la frontière ukrainienne. Pour la délégation congolaise, ces événements illustrent une fois de plus les risques considérables que la poursuite des hostilités fait peser sur la stabilité régionale et internationale.

La RDC a relevé que les développements successifs sur le terrain confirment une dynamique d’escalade préoccupante, alors même que le Conseil de sécurité s’est réuni à plusieurs reprises ces dernières semaines pour examiner l’évolution de la situation en Ukraine.

Selon la délégation congolaise, chaque nouvel incident, chaque nouvelle frappe et chaque atteinte à des zones habitées démontrent combien ce conflit demeure porteur de risques dépassant largement le seul théâtre des opérations militaires. Ses conséquences humaines, politiques, sécuritaires et économiques affectent désormais des territoires et des populations bien au-delà de son champ immédiat.

La République démocratique du Congo a également exprimé sa profonde préoccupation face à l’extension progressive de l’empreinte sécuritaire de ce conflit et à la normalisation d’une logique de guerre alimentant un cycle continu d’actions et de réactions militaires.

Elle a rappelé que, malgré la sophistication croissante des moyens militaires, les populations civiles continuent d’en payer le prix le plus lourd. À cet égard, la RDC a insisté sur le respect strict des obligations internationales par toutes les parties, notamment les principes de distinction, de proportionnalité et de précaution dans la conduite des hostilités.

La délégation congolaise a réaffirmé que la protection des populations civiles ne peut faire l’objet d’aucune entorse et demeure une obligation fondamentale au regard du droit international humanitaire.

En conclusion, la République démocratique du Congo a rappelé qu’il ne peut y avoir de solution militaire durable à cette crise. Elle a réitéré son appel en faveur d’un cessez-le-feu immédiat, de mesures concrètes de désescalade et d’un retour résolu à la voie diplomatique.

Pour la RDC, seule une solution politique négociée, fondée sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies ainsi que sur le respect du droit international, permettra d’ouvrir la voie à une paix juste, durable et crédible, au bénéfice des populations civiles et de la stabilité internationale.