New York, le 22 avril 2026 – À l’occasion de la 10142e séance du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la situation en Libye, le groupe A3, composé du Libéria, de la Somalie et de la République démocratique du Congo, a réaffirmé sa position en faveur d’un règlement politique durable, conduit et pris en main par les Libyens eux-mêmes. La déclaration a été prononcée par le Représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, au nom du groupe.
Dans son intervention, le groupe A3 a réitéré son soutien indéfectible à la souveraineté, à l’unité, à l’intégrité territoriale et à l’indépendance politique de la Libye. Il a relevé la persistance de l’impasse politique et les difficultés qui continuent d’entraver l’action de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), alors même que celle-ci demeure essentielle pour la stabilisation du pays.
Sur le volet sécuritaire, les A3 ont formulé une exigence claire : le retrait immédiat de toutes les forces étrangères, des combattants étrangers et des mercenaires. Ils ont souligné que la stabilisation de l’environnement sécuritaire constitue un préalable indispensable à l’avancement du processus politique et à la réunification des institutions de sécurité libyennes.
Le groupe a également soutenu le renforcement du bureau de la MANUL à Benghazi, afin de garantir une représentativité équitable de l’ensemble des Libyens au sein de la Mission. Cette orientation s’inscrit dans une volonté de renforcer le caractère inclusif de l’accompagnement onusien et de mieux refléter les différentes composantes du pays dans la recherche d’une solution politique.
Au-delà des questions sécuritaires, les A3 ont salué certaines évolutions sur les plans politique et économique, notamment la dynamique du dialogue structuré et la signature du budget unifié de la Libye pour 2026, considéré comme une étape importante vers une gouvernance plus coordonnée. Ils ont toutefois appelé le Conseil de sécurité à dépasser la simple gestion tactique de la crise, pour se rassembler autour d’une stratégie cohérente, capable de restaurer la légitimité nationale et d’ouvrir la voie à des élections nationales crédibles.