Intervenant au Conseil de sécurité des Nations Unies à l’occasion de sa 10124e séance, consacrée à la situation en Ukraine, la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde préoccupation face à la poursuite des hostilités et à leurs conséquences dramatiques sur les populations civiles. La délégation congolaise a, dans une déclaration lue par l’Ambassadeur Jocelyne Kabengele Lukundula, Représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations Unies, souligné que la dégradation persistante de la situation humanitaire rappelle que, derrière les dynamiques du conflit, se trouvent avant tout des vies humaines, des familles et des communautés entières plongées dans la souffrance. Elle a insisté sur l’impératif de mettre un terme aux hostilités et de veiller au respect strict de tout engagement en faveur d’un cessez-le-feu, estimant qu’une cessation effective des combats demeure la seule voie permettant de réduire durablement les souffrances des civils et d’éviter une aggravation de la crise humanitaire.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration de la RDC

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Monsieur le Président,

La République démocratique du Congo salue la convocation de cette réunion, qui nous permet de poursuivre nos échanges sur la situation en Ukraine à la lumière des développements récents.

Mon pays tient à remercier Madame Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques et Monsieur Tom Fletcher, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires pour leurs exposés.

Ma délégation salue également la présence du Secrétaire d’État adjoint des États-Unis d’Amérique, Monsieur Christopher Landau.

Monsieur le Président,

La République démocratique du Congo demeure profondément préoccupée par la poursuite des hostilités et leurs conséquences dramatiques sur les populations civiles.

Comme nous l’avons souligné lors de notre précédente intervention, la détérioration de la situation humanitaire nous rappelle que derrière les dynamiques du conflit se trouvent avant tout des vies humaines, des familles et des communautés entières plongées dans la souffrance.

Il est impératif de mettre un terme aux hostilités et de veiller au respect strict de tout engagement en faveur d’un cessez-le-feu. En effet, seule une cessation effective des combats permettra de réduire durablement les souffrances des populations civiles et de prévenir une aggravation de la situation humanitaire.

À cet égard, bien qu’il n’y ait eu d’améliorations concrètes sur le terrain, la République démocratique du Congo note, tout de même, avec intérêt, les signaux encourageants observés à la mi-février en faveur d’une reprise des efforts diplomatiques.

Nous exhortons donc toutes les parties à privilégier résolument la voie du dialogue et à redoubler d’efforts pour consolider un cessez-le-feu effectif, durable et crédible.

Monsieur le Président,

Le respect du droit international humanitaire et la protection des civils doivent demeurer des priorités constantes en temps de conflit.

À cet égard, la République démocratique du Congo rappelle la nécessité de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin. Les acteurs humanitaires doivent pouvoir intervenir dans des conditions de sécurité adéquates, afin de répondre efficacement aux besoins urgents des populations affectées.

Nous réitérons également notre vive préoccupation face aux attaques visant des infrastructures civiles, en particulier les installations énergétiques, dont la dégradation affecte directement les conditions de vie des populations et compromet leur accès aux services essentiels.

Monsieur le Président,

La République démocratique du Congo rappelle que ce conflit continue également d’avoir des répercussions bien au-delà de son théâtre immédiat.

En effet, la poursuite du conflit en Ukraine aggrave les vulnérabilités économiques et alimentaires déjà existantes et pèsent lourdement sur les populations les plus fragiles.

Cette situation contribue notamment à perturber les chaînes d’approvisionnement en céréales et en biens de première nécessité, affectant de manière disproportionnée les pays africains fortement dépendants des importations.

Monsieur le Président,

Pour conclure, la République démocratique du Congo demeure attachée aux principes de la Charte des Nations Unies, notamment le règlement pacifique des différends, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.

Nous demeurons convaincus qu’une paix véritablement durable et juste ne pourra être atteinte que par l’exploration des voies diplomatiques prenant pleinement en compte les causes profondes de la crise.

Je vous remercie.