New York, 9 mars 2026 – La Première ministre de la République démocratique du Congo, Son Excellence Madame Judith Suminwa Tuluka, s’est exprimée ce lundi 9 mars 2026 à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’occasion de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), qui se tient du 9 au 19 mars au Siège des Nations Unies à New York, sous la présidence du Costa Rica.
Prenant la parole dans le cadre de cette session consacrée au thème « Garantir et renforcer l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles, notamment en promouvant des systèmes juridiques inclusifs et équitables, en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en s’attaquant aux obstacles structurels », la Cheffe du Gouvernement congolais a mis en lumière les avancées enregistrées par la République démocratique du Congo en matière de promotion des droits des femmes.
Mme Judith Suminwa Tuluka a souligné que, sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, reconnu comme champion de la masculinité positive en Afrique par ses pairs, des progrès significatifs ont été accomplis dans la participation des femmes à la vie publique et aux instances décisionnelles. Elle a notamment relevé que la représentation féminine dans les sphères de décision est passée de 21 % en 2021 à 32 % en 2024, évolution marquée également par la nomination, pour la première fois dans l’histoire du pays, d’une femme à la tête du Gouvernement.
La Première ministre a également réaffirmé l’engagement de la RDC en faveur de l’autonomisation économique des femmes, à travers le soutien à l’entrepreneuriat féminin et l’élargissement de leur accès aux opportunités économiques, notamment dans le cadre du Programme de Développement Local des 145 Territoires.
Abordant la situation sécuritaire, Mme Judith Suminwa Tuluka a toutefois rappelé que la RDC demeure confrontée à de graves défis en matière de paix et de sécurité. Elle a dénoncé les conséquences dramatiques de l’agression menée par le Rwanda avec l’appui du groupe M23/AFC, soulignant que les femmes et les jeunes filles vivant dans les zones affectées paient un lourd tribut à ce conflit à travers les violences, les déplacements forcés et une crise humanitaire qui compromet profondément leur vie et leur avenir.
À travers cette intervention, la République démocratique du Congo a réaffirmé devant la communauté internationale sa détermination à poursuivre les réformes en faveur des droits des femmes, tout en appelant à une mobilisation accrue pour mettre fin aux violences qui frappent les populations civiles, en particulier les femmes et les filles, dans l’Est du pays.