New York, 9 mars 2026 – S’exprimant au nom des A3 (Libéria, Somalie et République démocratique du Congo) devant le Conseil de sécurité sur la situation en Afghanistan, le Représentant permanent de la RDC auprès de l’ONU, S.E.M. l’Ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, a réaffirmé la solidarité des trois pays africains avec le peuple afghan et plaidé pour un engagement international constant face aux défis politiques, humanitaires, sécuritaires et socioéconomiques persistants dans ce pays.

Dans leur déclaration, les A3 ont rappelé leur attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de l’Afghanistan. Ils ont également réitéré leur soutien à la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), soulignant le rôle central de celle-ci dans la coordination de l’action internationale, de l’aide humanitaire et des efforts de développement. Les A3 ont insisté sur la nécessité de garantir à la Mission des conditions de travail sûres et un accès sans entrave à son personnel et à ses partenaires.

Les trois pays africains ont en outre exprimé leur profonde préoccupation face à la dégradation continue de la situation humanitaire en Afghanistan. Ils ont relevé que 21,9 millions de personnes devraient avoir besoin d’une aide humanitaire en 2026 et que le Plan des besoins humanitaires et de réponse prévoit un financement de 1,71 milliard de dollars pour fournir une assistance vitale. Les A3 ont salué les efforts des Nations Unies et des partenaires humanitaires opérant dans des conditions extrêmement difficiles, tout en appelant les donateurs à combler rapidement les déficits de financement.

La déclaration a également mis en avant l’importance de la pleine participation des femmes et des filles à la vie nationale comme condition essentielle à toute réintégration durable de l’Afghanistan au sein de la communauté internationale. Les A3 ont exprimé leur inquiétude face aux restrictions imposées au personnel féminin afghan des Nations Unies et appelé les autorités concernées à permettre aux femmes employées par l’ONU de regagner leurs lieux de travail.

Sur le plan sécuritaire, les A3 ont mis en garde contre la menace persistante que représentent les groupes terroristes opérant depuis le territoire afghan, réaffirmant que l’Afghanistan ne doit pas servir de base à des activités terroristes compromettant la paix et la sécurité régionales et internationales. Ils ont, à cet égard, souligné l’importance du régime de sanctions du Conseil de sécurité relatif à l’Afghanistan ainsi que des travaux du Comité des sanctions créé par la résolution 1988.

En conclusion, les A3 ont insisté sur la nécessité d’une approche coordonnée et intégrée entre les acteurs politiques, humanitaires et du développement pour répondre efficacement aux multiples défis auxquels fait face le peuple afghan. Ils ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’Afghanistan dans sa quête d’une paix, d’une sécurité, d’une stabilité et d’un développement durables.